lundi 4 avril 2016

Le weekly planet #85

Dans l'actu, il y a les vrais news et les non-news. Je m'explique: c'est la course au sensationnel, à la news qui va faire monter le son de la télé ou de la radio.
Je vous parle de ça car un matin, j'ai entendu à la radio que le Pape Jean Paul II avait entretenu une correspondance amoureuse avec une philosophe compatriote - une Polonaise. Je me suis dit, "ça c'est une info à mettre dans le Weekly!" 
Et puis j'ai creusé, je suis allée chercher le fin mot de l'histoire. Et j'ai découvert qu'il n'y en pas vraiment finalement. Non, le Pape n'a pas écrit de "sextos", il n'a pas non plus écrit de billets amoureux. Il a juste écrit son admiration à cette femme. Et il lui a déclaré son amitié aussi.
J'ai donc décidé de vous parler de pourquoi je ne voulais pas en parler, mais j'en parle quand même. 






Et en parlant de correspondance, il y en a une qui a retenu mon attention, parce que c'est la classe tout de même. Saviez-vous que Fred Astaire a écrit un télégramme à Michael Jackson, lors d'une soirée Motown en 1983, au cours de laquelle il a dégainé le moonwalk pour la première fois?
"Je suis un vieil homme STOP J'attendais la relève STOP Merci OVER"





Le Weekly Planet, c'est un peu "C'est Pas Sorcier" version moi-même. Oui, je ne l'ai jamais caché: "tout ceci n'est qu'un prétexte pour vous raconter ma vie".






J'ai tellement laissé filer le temps depuis le dernier Weekly, que je me sens un peu à la traîne si je vous parle de la journée de la femme aujourd'hui. J'ai presque un mois de retard. Mais sachez que ce numéro du Weekly, je le prépare depuis plus d'un mois!
Plusieurs choses concernant les femmes: après le OBgate, j'ai quand même eu sacrément peur de m'être fourvoyée sur la frontière entre l'élégance et la vulgarité. 
Et puis, fort heureusement, je suis allée voir l'expo de Bettina Rheims, à la Maison Européenne de la Photographie.
Des femmes, des femmes, des femmes. Presque nues, habillées, nues, très maquillées, le visage barbouillé, dépouillées, abîmées, soignées, dures, douces. Mais toutes, femmes. Au milieu des "célébrités", des femmes inconnues, tout autant troublantes. 
(Demandez-donc aux vieux croûtons qui prenaient toutes les photos de l'expo en photo avec leurs gros reflex)








Après cette "minute charme", je vais être un peu rabat-joie Messieurs. 
Parler de la journée de la femme avec un mois de retard, c'est aussi pour moi l'occasion de vous présenter la dernière hérésie en date du monde de la publicité: le marketing genré.
Ça a commencé avec une histoire de dentifrice dont le packaging était rose à paillettes pour les filles, et noir pour les garçons. Sans équivoque.
Et de fil en aiguille, j'ai découvert ce tumblr, qui recense toutes ces conneries destinées à nous faire payer plus cher, des trucs que les mecs payent moins cher, alors que nos salaires sont en moyenne inférieurs de 20% à responsabilités et expériences égales. 

Morceaux choisis.



Et mon préféré: la patafix. 






Il y a pourtant parfois si peu de différences ente nous. La preuve en est, cette ressemblance troublante entre la chanteuse de The Internet, Syd, et le rappeur Sétois Demi Portion. Désolée.






Pour me faire pardonner, je partage le clip de "Special Affair" qui fait l'apologie de la slow life.







Vu que le dernier numéro paru du Weekly était dépourvu d'images, mais pas dépourvu de qualité (merci encore à mon invité, A4, le punk qui travaille dans un château), vous avez droit à un tsunami d'images dans ce Numéro 85. Sachez que j'aime la photographie, j'aime les images en général, j'ai une sensibilité visuelle assez prononcée.
J'en profite pour vous (re)parler de mon tumblr, où je compile tout un tas d'images qui m'inspirent. Si je ne peux pas faire de la pub pour moi-même sur mon propre blog, où va-t-on, dans ce monde de la vente de soi-même?

Mais c'est surtout de Peter Marlow dont je voulais vous parler. Ce photographe britannique de l'agence Magnum est décédé en février 2016. Ça a été pour moi l'occasion de découvrir son travail. J'en partage quelques extraits ici avec vous. Et je vous invite à LIKER la page de l'agence Magnum, si vous êtes vous aussi "photosensible". 








Je voulais aussi profiter de ce Weekly Planet #85 pour faire un point "fachone" mais finalement, à part les colliers-foulards vus chez Christian Dior, je n'ai rien à ajouter.
Gros crush.






Je n'aborderai pas le craquage publicitaire de Dolce&Gabbana, qui démontre une fois de plus, que le selfie est le mal du siècle (était-ce bien nécessaire?).





Si vous aimez les couleurs et les langues où on roule les RrrrRRrrr, alors vous préfèrerez sûrement Flavita Banana. 


Cette illustratrice me fait réviser l'Espagnol avec beaucoup d'esprit. Je reconnais que je dois relire plusieurs fois avant de comprendre (la conjugaison espagnole, dios mìo), mais c'est frais comme l'air qui souffle sous les colonnes du Parc Guëll. 





On pourrait discuter des heures des goûts et des couleurs. Je ne prétends pas avoir le monopole du bon goût. Je m'efforce juste de trouver le beau parmi toute la laideur du monde, le juste dans la fourberie ambiante, le vrai dans le factice qui nous entoure.








En revanche, les idées reçues ont la dent dure et ne changent pas au gré du vent. 
Et pendant que Bill Gates continue d'être la plus grosse fortune mondiale (75 milliards de dollars, pour ce qui est déclaré), on tire à vue sur les pauvres. 





Bon, je suis désolée d'être aussi longue entre chaque Weekly, mais je vous remercie, mes 4 ou 5 fidèles lecteurs (j'exagère à peine) de continuer de me soutenir.





Et pour vous témoigner ma gratitude, je vous offre en guise de conclusion, cette douceur absolue, interprétée par l'inénarrable Jamie Lidell, autrefois connu sous le nom de "Monsieur Silva" (ce serait une trop longue histoire à vous raconter, j'en ai déjà trop fait dans ce numéro).







A très vite. Restez cool.

mercredi 9 mars 2016

Le Spécial Weekly Planet #8.6 mauvaise bière de punk à chiens... GUEST: A4

Bonsoir! quel honneur d'être invité sur le plateau du Weekly Planet!
Pour le coup, transfuge de l'Argent De La Drogue et fervent défenseur de l'attitude PunkAss de ce cercle de réflexion, je suis ravi de mettre en avant le numéro spécial 8.6, cette bière franchement pas terrible mais pleine de signifiant poétique... Il y a beaucoup de bonnes bières fortes en degrés et on se demanderait presque pourquoi celle qui a choisi de les afficher fièrement comme sa meilleure promesse a eu autant de succès mais c'est sans compter cette culture du déballage... D'ailleurs, pas de photo de la mythique canette, évitons un procès du Weekly avec Bavaria alors qu'il sort ébranlé (je le suis...) des menaces d'une amazone des temps modernes...
Allez, rebondissons simplement sur l'ouverture du dernier numéro en date, le #84, la Saint-Valentin et l'Amour remixé avec ce truc jouissif sous-estimé par la nouvelle copine du blog, le Bête et Méchant:


Habitué à poster une image/un texte, et observant le danger de se servir avec plaisir sur le net, je tiens a préciser que cette illustration est une photographie prise avec MON téléphone d'une page du Harakiri n°205 d'octobre 1978 de ma collection particulière. Vous noterez cependant la prise de risque sachant que la plupart des ayants droit de ce journal sont décédés plus ou moins naturellement...
 
Je poursuivrai donc sur de l'image mentale, exercice difficile soyez donc indulgents... Tiens, ça pourrait être la fiche n° 299 des secrets de l'amour, l'image mentale de l'être aimé, bon, dans l'optique Harakiri qui savait mettre le doigt là où il faut.

J'ai introduit sur le Punk : pour moi c'est une façon d'entrer en résistance mais aussi une façon d'apprécier la résistance des autres face à ces conneries Punk, une vraie schizophrénie... Mais constructive, avec soi-même et ses proches par exemple : se sentir en résistance ou sentir que l'autre entre en résistance, "se braque", c'est déjà signe d'une remise en question, d'un début de dialogue, d'une envie de communication.
Attention, l'utilisation d'une arme, à feu par exemple, marque clairement la fin de tout dialogue par contre. 

Vous avez senti ce soulèvement contre la réforme de l'orthographe? Ca sentait presque la poudre! Pourtant il suffit de survoler les pages facebook de ses amis, tous niveaux d'études confondus pour se rendre compte que tout le monde en a rien à cirer de bien écrire!
Alors pourquoi tous ces offusqués?
Il serait marrant de voir si des efforts ont été faits suite à cette attaque de notre gouvernement, j'espère que des gens plus tarés que moi planchent là-dessus... C'est l'amour vache, on maltraite ce que l'on aime, la fiche 100 des Secrets de l'Amour, on aime écrire, le téléphone et le net nous font écrire de plus en plus et pourtant...Nous écrivons de plus en plus mal! Et avec de plus en plus de sadisme j'en suis persuadé, les yeux sont écorchés, tous les cerveaux doivent voir ces mots balafrés mais on appuie tous sur le bouton.

Exemple personnel maintenant de la fiche 88 des Secrets de l'Amour, l'Amour Eternel : une paire de Stan Smith (image mentale)...(de mon épouse en train de m'égorger!...) bon, la Stan Smith, sacrée basket, ou tennis, ou tennisman (avant que le moustachu ne m'égorge aussi...). Bébé des 80', j'en ai eu quelques paires, plutôt colorées, qui ont traversé de nombreuses années... arrivé dans un creux, épuisant d'autres rares baskets qui me remplissent de joie (esthétique et fonctionnelle) ou souliers (ces trucs qui ont aussi été conçu pour les pieds), je vois ma belle-fille de douze piges avec une paire de Stan Smith offerte par son père aux pieds... = Jalousie (fiche n°19).
J'ai l'envie et, heu..., le besoin, de commander une paire pour les dix prochaines années de mes voûtes plantaires. Sur le net, je tombe alors sur des articles en première page d'auteurs outrés du "retour" de la Stan Smith et de son "nouveau" succès, du dégoût de la voir portée à tous les coins de rue... tout ça écrit par des amoureux de la tennis, ce n'est pas un spécialiste de l'andouillette de Troyes qui va citer des philosophes pour tenter de démontrer qu'une manipulation malsaine, collective, de l'esprit humain est à l'origine d'une Stan Smith qui revient à ce point, mon dieu, envahir, s'imposer, dans la rue! Waouh...(image mentale d'une armée d'S.S.)
J'ai trouvé une paire vert granny 'Smith Pharrell Williams, ahah! Un objet tellement appétissant qu'il en est devenu apparemment écœurant pour certains, remanié par un musicien tellement doué qu'il en est devenu...à vous de me dire! (petite musique mentale au choix)


La fiche 300 (kilos) des Secrets de l'Amour, petite entorse à ma règle mais c'est le Weekly après tout et je vous entends râler d'un manque de contenu multimédia :

La palme du Swagg est décernée cette semaine à ce chat de la famille (photo perso encore une fois avec l'autorisation de l'animal), Harlem "Patapouf". Signes particuliers: le coffre de Fat Joe et le miaulement de Pharrell...

  
Merci beaucoup Silva pour cette invitation ! (NDLR: avec plaisir copain!) Longue Vie au WeeklyPlanet! N'hésite pas à corriger mes fautes d'orthogramm' (NDLR: je ne me suis pas gênée) et à m'en vouloir, vous aussi très cher(e)s lecteurs(rices)!
La semaine prochaine, votre rédac' chef préférée est de retour!

A4



lundi 15 février 2016

Le weekly planet #84

Y paraît qu'hier, on célébrait "l'amour". Alors, quoi? Ça signifie que l'amour ne mérite d'être célébré qu'un jour par an? C'est un peu comme "la journée de la femme" cette histoire. "Donnons-leur un jour, comme ça on a la paix le reste du temps". 
Ici, à la rédaction du Weekly, on aime l'amour et les femmes. Et les hommes aussi. 
Enfin, quand ils et elles n'oublient pas de se respecter! (Justin Bieber, Young Thug, Lady Gaga, les Kardashian/Jenner, Océane Boudin et Ptite Crotte, faudrait arrêter de déconner maintenant)



Je ne suis pas très douée pour parler d'amour, alors je laisse l'antenne à Alain Badiou, interviewé par Mouloud. Grand monsieur. 






Vous l'aurez peut-être deviné, y'aura du people dans ce nouveau numéro. Et pas qu'une minute. A la vitesse à laquelle va l'actualité, je suis en retard. Et chez les "people" ça va encore plus vite que dans l'actu générale. Faut suivre.

Je voulais vous parler depuis un moment de l'engagement de Pamela Anderson pour la cause anti-foie gras - foie gras et Pamela Anderson, deux expressions que je n'aurais jamais cru pouvoir être employées dans la même phrase, et pourtant. Y'a un truc avec les anciennes actrices/icônes blondes, qui en vieillissant s'engagent pour les animaux, pensant (naïvement?) que leurs boobs et leur bouche pulpeuse vont sensibiliser le péquenaud moyen.
C'était le 19 janvier 2016.



Je peux affirmer sans crainte, qu'en 2016, le ridicule ne tue pas. Pour preuve, ces photos de mode dans lesquelles Justin Bieber et Young Thug balancent sans vergogne leur street crédibilité et leur virilité à la poubelle.




Y'a vraiment plus de saisons.





En parlant de mode, je ne peux pas ne pas vous parler de l'homme le plus mégalo du moment, qui peut tout à fait se le permettre selon moi. Je ne suis pas objective. Je suis fascinée par Kanye. Le type a présenté sa nouvelle collection "Yeezy season 3" au Madison Square Garden, en diffusant, pépère son nouvel album, tandis que les mannequins demeuraient statiques, en faisant la gueule, comme Kanye leur a bien montré l'exemple. 


Cela peut paraître emprunté, snob, pas assez authentique. Moi j'ai aimé. Enfin, pas tout.

J'ai aimé ce code couleur, à base de camel, burgundy, kaki, moutarde, marron, sur ces gens tous beaux à leur manière.








J'ai aimé la musique de Kanye.




J'ai beaucoup moins aimé le dress code de la belle-famille de Kanye, qui semble avoir choisi ces looks après avoir regardé un Confessions Intimes, spécial Cap d'Agde au mois d'août.



Vous aussi, ça vous met mal à l'aise? Et comme l'a si bien dit Estelle "Tellou", "même le bébé il a pris cher".





Et y'a pas que le bébé qui a pris cher. On peut dire que Lady Gaga, récemment "aperçue" au SuperBowl, traverse elle aussi une mauvaise passe.





Parmi les gens qui m'agacent au plus haut point, il y a Léa salamé. Heureusement, je n'ai pas la télé, mais je la subis à la radio, sur France Inter, le matin à 7h50.
Le Gorafi avait très justement titré cet article

Léa Salamé agacée par l’air prétentieux et hautain de la personne dans le reflet du miroir de sa salle de bain

Alors, ça m'a fait beaucoup de bien qu'Odile Jacob la remette à sa place. Toute l’interview est intéressante - du point de vue d'Odile Jacob, évidemment, Léa salamé fait peine - mais si vous n'avez pas la foi de tout écouter, avancez jusqu'à 6:55 "on va pas faire de la psychanalyse bas de gamme". Oui, parce que ses questions sont très généralement d'une nullité sans fond. Du sensationnel discount, de l'incisif en carton, du provocateur en déguisement de Oui-Oui.





C'est assez écœurant ce monde politico-médiatique, qui est finalement plus people que les people en photo plus haut.
Par exemple, je trouve un peu puant le timing parfait de Christiane Taubira, qui démissionne du gouvernement pile avant la sortie de son livre (tiens donc?), s'offusquant sur cette loi relative à la déchéance de nationalité. Elle se retrouve ainsi drapée d'une caution "vraiment à gauche et engagée", que je trouve très douteuse. Elle a quand même voté l'investiture du gouvernement d'Edouard Balladur et a fait partie d'une liste menée par Bernard Tapie aux Européennes de 1994. Pas très à gauche tout ça. 

Michel Onfray propose une réflexion intéressante à ce sujet. Ecoutez-le donc ici:

Et ce texte aussi m'a inspirée. Je n'ai rien à ajouter.






Ah, ça faisait longtemps que je ne vous avais pas fait faire le grand écart dans le Weekly!
Bah oui, faut garder la forme et l'esprit affûté! Ça vous demande du temps, c'est vrai, si vous vous penchez vraiment sur chaque podcast ou vidéo, mais ça vaut la peine cher(e)s lecteur-trice(s). 





Vous avez beaucoup réfléchi, vous méritez un petit divertissement. Je ne sais pas ce que vous en avez pensé, mais je suis allée voir le dernier Tarantino, extrêmement impatiente de découvrir ce qu'il nous avait concocté. Justement. je n'aurais pas dû être impatiente, tant j'ai trouvé de longueurs à ce nouveau long-métrage du maître Quentin.
Je crois que mon moment préféré, ça a été l'arrivée de Channing Tatum dans l'histoire. 

Je ne trouve pas de photo de ce moment, faudra donc voir le film jusque là, vous comprendrez Mesdames! A défaut et pour faire du teasing, je diffuse celle-ci.








Un peu de douceur musicale pour terminer, avec le lauréat de la palme du swagg du Weekly Planet #84.


La jalousie: le sentiment le plus partagé sur cette planète.

Restez frais à votre manière et fiez-vous à ce que vous ressentez, vous ne devriez pas vous tromper.

See you fellows!