jeudi 10 mai 2018

Le weekly planet #90

Je dois avouer qu'instagram a largement remplacé la presse papier que j'avais pour habitude d'acheter, et dans laquelle je trouvais souvent de l'inspiration pour alimenter le Weekly Planet. C'est con, parce que finalement, c'est assez pauvre instagram. Je veux dire, cela ne reste que du contenu visuel, qui renvoie vers de vrais articles publiés sur le net, mais il faut faire la démarche de creuser, de vouloir voir plus loin. 
Heureusement, je suis toujours irrésistiblement attirée par toute la presse papier et les livres qui croisent mon chemin. D'ailleurs, si un jour je me retrouve chez vous, ne le prenez pas mal si à un moment donné, je me plonge dans la lecture de quelque support que ce soit, et que je ne parle plus pendant un moment. C'est du carburant. C'est pour la bonne cause. C'est pour vous, lectrices et lecteurs du Weekly.
Bienvenue dans ce numéro 90. 






William Shakspeare, en bon visionnaire qu'il était, aurait dit ceci : 
"L’ENFER EST VIDE, LES DÉMONS SONT ICI".






Ceci dit, la France n'a rien à envier aux Américains, niveau politique ces dernières années. Et puis eux au moins, il ont Natalie Portman. Nous, on a Catherine Deneuve et ses copines de la fameuse Tribune pour le droit d'être importunée(s).






Heureusement, ce "Personne ne Bouge" spécial Isabelle Adjani m'a un peu consolée. Elle a accepté de commenter des séquences d'archives du Festival de Cannes, au cours duquel elle a été récompensée pas mal de fois. Ses propos sur la place d'une femme actrice, sont empreints d'une grande justesse (cela commence à 18'59). L'extrait de l’interview par PPDA, en mode "oncle beauf et lubrique", vaut le détour.


  





Pas simple d'être une personne publique ET une femme, il semblerait. Ce n'est pas Amel Bent qui dira le contraire, peuchère. (J'ignore si c'est un fake mais il s'agit d'une authentique capture d'écran de mon fil d'actualité). 

Il y a encore du chemin à parcourir, n'est-ce pas? Une femme célèbre se doit de vanter les mérites d'un régime pour incarner un rôle d'exemple pour toutes ses jeunes fans, alors qu'un homme célèbre, tel que Gérard Depardieu par exemple, est payé à engloutir de délicieuses nourritures, parcourant les terroirs du monde, dans l'émission "A pleines dents". 





Sans transition aucune, je commente l'information un peu tard, mais je ne voulais pas déroger à la tradition, qui consiste à relayer sur ce blog, la couleur de l’année décidée par Pantone. En 2018, il paraît que la tendance sera l'ultraviolet.





Faisons d'ailleurs un point "fashion week", puisqu'il s'agit du numéro 90, et cela n'a pas pu vous échapper : les années 90 font un retour en force dans nos placards! Il suffit de comparer cette magnifique photo-studio de Brit-Brit authentique des 1990s et la campagne Balenciaga de 2018.







Je pense que je suis en avance niveau fachone, car j'ai déniché cette paire de tongs du meilleur goût, totalement en phase avec le thème du MET Gala 2018, qui a eu lieu il y a quelques jours. Mais si, vous avez forcément vu quelque part la tenue de Rihanna, alias la papesse de la Barbade.

Quoi, ne me dites pas que vous êtes passé(e)s à côté? 



J'ai bien aimé la relecture des tenues de cet événement par Saint Hoax.






Finalement, ce n'est pas si mal instagram, comme source.  C'est là aussi que j'ai découvert Saint Hoax, par exemple, ou encore le compte diet_prada, qui recense avec humour les plagiats sans vergogne du monde de la mode et du design. 

Parfois, c'est juste pour le plaisir de la blague, comme ici.

Ou là:






Je n'ai jamais autant aimé qu'en ce moment, l'expression "jeter une bouteille à la mer". Je l'ai beaucoup prononcé ces derniers temps, m'accrochant à l'espoir que je ne suis pas enchaînée dans une situation qui me plonge dans une profonde mélancolie parfois. 
C'est le quart d'heure Confessions Intimes du Weekly.
Tout va bien dans ma vie, sauf un seul aspect, mais qui représente l'endroit où je passe le plus clair de mon temps. 
Alors, je jette des bouteilles à la mer, dans l'espoir de trouver un lieu de travail stimulant et surtout, respectueux.  
Et je ne suis pas la seule à jeter des bouteilles à la mer. 

En Corée du Sud, des réfugiés Nord-Coréens, envoient à la mer deux fois par mois, des bouteilles remplies de riz, d’argent, de clés USB et de médicaments. Elles sont censées dériver vers les rives de la Corée du Nord.
© Ed Jones / AFP via Courrier International





L'heure est venue pour moi de vous quitter.

Et si vous souhaitez pousser la réflexion sur les dérives de notre société, et ce qu'elle pourrait devenir dans un futur proche si nous n'y prenons pas garde, je vous conseille les excellentes séries Black Mirror et The Handmaid's Tale.

Et aussi, si vous avez de vieux magazines cool qui traînent et vous encombrent, ça peut m'intéresser!

A très vite, caballeros y caballeras !

dimanche 10 décembre 2017

Le weekly planet #89

Le mois de décembre est un mois propice à la parution de nouveaux numéros du Weekly Planet. Oui, c'est un moment de l'année où je reste au chaud, et où je m'abîme les yeux devant l'écran de mon ordinateur. J'ai écrit le tout premier numéro un dimanche de décembre si mes souvenirs sont bons. 
Cela fait tellement longtemps que je vous ai abandonnés lectrices et lecteurs (vous devez n'être plus que 5 environ depuis le temps), j'ai un peu honte. Ne m'en voulez pas, j'espère me rattraper avec ce numéro 89!

Pour me faire pardonner, je vous donne ici l'adresse de deux nouveaux astrologues, extrêmement pertinents.

Le premier de la liste, c'est la page "Astropoèmes" derrière laquelle se cachent deux écrivains inspirés et quelque peu dadaïstes. Cliquez sur l'image pour y accéder.
https://www.facebook.com/astropoemes/


Le second de la liste, c'est une astrologue prénommée Lilith, dont vous retrouverez les prédictions directes et colorées (grâce à la talentueuse Roca Balboa) dans le magazine RETARD. Là aussi, cliquez sur l'image pour en savoir plus!





Depuis la nuit des temps, l'humanité est fascinée par le divinatoire. Nous avons toujours cherché à savoir à l'avance ce qui allait bien pouvoir nous arriver, à recueillir des conseils pour ne surtout pas se tromper, et faire les bons choix. Mais je crois bien que cela ne marche pas comme ça. La part d'inconnu et d'imprévisible est inaltérable. 
Pour ce qui me concerne, je dois vous avouer que j'aime le décalage. Je suis pourtant quelqu'un de très angoissé, je prévois les choses longtemps à l'avance, j'ai besoin d'être rassurée par du concret, un agenda bien ordonné, avec des codes couleur... Et cependant, ce que j'aime par dessus tout, c'est quand il m'arrive des choses ni prévues ni attendues. Et c'est dans ces moments-là que je me sens vivante. 





En parlant de se sentir vivant(e), j'ai découvert ce matin des recettes de grand-mère pour renforcer votre système immunitaire de manière tout à fait étonnante. Ma préférée c'est celle-ci :





Pour ce nouveau Weekly, j'avais mis de côté des images et anecdotes un peu déprimantes. Il est vrai que j'utilise depuis très longtemps ce blog pour donner des leçons ou pointer du doigt ce qui m'exaspère et me désole. Mais finalement, je viens de me décider à les mettre dans la corbeille. A la place, je vous livre cette carte de France des coutumes en matière de bises pour se dire "bonjour". Déjà que le Français est une langue complexe à apprendre (même pour les francophones, il n'y a qu'à se connecter sur les réseaux sociaux pour voir l’orthographe et la grammaire mises à mort), je vous raconte pas le casse-tête pour les étrangers, face à cette histoire du nombre de bises.








Allez, je vous l'accorde, un Weekly n'en est pas un sans une pointe de sarcasme! Les services marketing des grandes marques de textile ont saisi le potentiel que représente Instagram en termes de développement. Voilà qu'Etam propose un concours qui donne lieu à un diaporama de photos toutes plus ridicules les unes que les autres. J'ai bien ri.

Ici, la consigne:


Et là, le résultat:


On peut affirmer qu'en 2017, pas plus qu'en 2016, 2015, 2014, 2013... le ridicule ne tue pas. 





Il est loin le temps où la publicité était audacieuse, comme ici pour PRADA par Helmut Lang.






C'est moi, où plus le temps passe, plus les gens deviennent niais?
La prochaine étape, ce sera quoi? "Mets-toi une plume dans le cul, fais ton plus beau belfie et accrois tes chances de remporter une carte cadeau h&m?"
Ça me rappelle ceci, tiens...






Consolons-nous un peu, au moyen de ce reportage photo de surfers Haïtiens. Parce qu'en Haïti, il n'y a pas que des catastrophes naturelles et des épidémies.





Ce reportage est signé Michael Magers.






Un autre reportage recommandé par la rédaction du Weekly Planet, c'est celui consacré à un rider suisse, le dénommé Ivano. Cette vidéo est ressortie sur la toile cet automne, de manière inattendue. C'est aussi ce qui fait la richesse d'Internet, la plus grande et la plus incroyable bibliothèque mondiale. Ivano incarne à mes yeux l'essence même de ce qu'est la contre-culture. Prenez le temps de regarder, c'est dimanche, pas d'excuses.


+ 1 pour le mariage en roller.





En parlant de bibliothèque et pour rester à la page, même si les ados que je croise dans le cadre de mon travail me font comprendre à quel point je suis devenue "has been"(l'emploi même de cette expression est ringard), j'ai vécu une expérience de réalité virtuelle, au mois de septembre dernier, à Nantes, au Lieu Unique. 

L'exposition "La Bibliothèque, La Nuit" vous entraîne à travers plusieurs bibliothèques dans le monde, réelles ou virtuelles et vous livre leurs secrets. 

 





Il est vrai que j'aime particulièrement rédiger des Weekly Planet de Noël. Mais soyons réalistes, vu le délai qui existe actuellement entre la parution de deux numéros, si vous attendez un Weekly spécial Noël, il pourrait bien être écrit en décembre 2018. 
C'est pourquoi je vous balance dès à présent, des idées cadeaux graphiques, testées et approuvées par l'équipe de la rédaction, garanties sans "accords commerciaux" ni "sponsoring".

NUMERO 1:
Jean Jullien et Kiblind s'associent pour vous offrir du vin des quatre coins de la France en bouteille "série limitée" + un print de Jean Jullien en risographie offert par la maison! Pour en bénéficier, pensez à ajouter dans votre panier l'affiche de votre choix, et ensuite entrez le code promo. Cliquez sur l'image pour aller sur le site.
https://www.kiblind-store.com/


NUMERO 2:
Raphael et George Greaves sont basés à Bristol. Ils ont créé le shop "printed goods" sur lequel vous trouverez des prints de toute beauté à des prix défiant toute concurrence. En achetant sur leur site, vous soutenez la jeune création, et vous supprimez les intermédiaires qui font gonfler les prix, comme au supermarché. 



NUMERO 3:
Good Day Club s'associe aussi à des artistes graphistes et illustrateurs pour proposer tee-shirts et prints que vous ne verrez jamais dans un rayon IKEA.



NUMERO 4:
J'ai eu un coup de cœur pour Alice Wietzel,  qui propose elle aussi ses créations à des prix "plaisir des yeux et plaisir du porte-monnaie".





Et si vraiment vous êtes frustrés de ne pas avoir de Weekly spécial Noël, vous pouvez toujours aller lire les anciens numéros consacrés à cette magnifique célébration de la consommation.




http://silvaplanet.blogspot.fr/2013/01/le-weekly-planet-58.html (celui-ci est davantage un Weekly de la nouvelle année mais c'est pareil)





Allez, salut!

dimanche 21 mai 2017

Le weekly planet #88




Soyons objectifs, Beyoncé n'a rien inventé. Les bodys sexys sur collants résille, la permanente capillaire explosive, et surtout cette endurance à toute épreuve, qui permet de chanter, danser, jouer d'un instrument d'un seul et même souffle. C'est tout cela Sheila E. 
Pourquoi ce choix musical me direz-vous? Je me pose la même question. J'ai vu ce clip passer dans un Personne ne Bouge spécial "Prince", Sheila E a été l'un de ses grands amours, et aussi sa protégée. Le titre m'a interpelée, car qui ne veut pas vivre "la vie glamour" à l'heure où tout se partage et se met en scène? Aujourd’hui, "the glamorous life" n'existe plus, elle est remplacée par "the photoshop life".
Parfois je me dis, "merde j'avais pas remarqué que la terre est peuplée de canons!". 
Sur instagram, beaucoup de personnes prennent le contrepied de ce filtre "papier glacé" permanent que l'on appose sur nos tranches de vie. Le mouvement #bodypositive par exemple, vient dire "fuck" à ces archétypes irréels de femmes et d'hommes parfaits. 
Enfin... tout ça pour vous souhaiter la bienvenue à bord de ce nouveau numéro du Weekly Planet, qui se fait rare, certes, mais qui sera, je l'espère, à la hauteur de vos attentes.





Il y a bien une chose qui ne change pas, c'est notre impuissance face à la météo. J'en profite pour placer une référence de mon adolescence, comme analyse hautement intellectuelle de ces dernières élections présidentielles : "rien n'est près de changer, sauf la gueule des bouffons sur les billets".  
J'ai remarqué que, malgré tout, la météo n'est pas vécue pareil selon que tu es riche ou pauvre. Je me suis fait la réflexion en croisant un homme abrité sous un parapluie Mont Blanc. "Damn" ai-je pensé, on utilise jusqu'au parapluie pour montrer au reste du monde sa supériorité financière? Il avait l'air robuste ce parapluie, et il était spacieux vous imaginez bien, pas comme ceux à bas prix qui ne protègent somme toute que la tête, quand le reste du corps, des bras jusqu'aux pieds est trempé. 
J'ai réalisé que même un parapluie peut être un produit de luxe, alors que cet objet est voué à être oublié dans les transports en commun, au restaurant, au travail... que sais-je... Je me suis dit que si j'avais 80 € à foutre en l'air, je me serais offert ce parapluie designé par Parra.







Mais je n'ai pas 80 € à foutre en l'air.
En revanche, j'ai une réflexion intéressante à partager avec vous. Il s'agit d'un extrait d'interview de Monique Pinçon-Charlot, éminente sociologue dont le principal sujet d'étude, partagé avec son mari, est les gens riches et leurs codes.  Elle cite une réflexion issue de "Les Chiens de Garde", écrit en 1932 par Paul Nizan, pour nommer ce qu'elle observe comme une constante chez les gens riches. Elle parle de la consanguinité sociale des riches et de leur sentiment d'impunité unanimement partagé. 
" LA BOURGEOISIE TRAVAILLE POUR ELLE SEULE, ELLE EXPLOITE POUR ELLE SEULE, ELLE MASSACRE POUR ELLE SEULE. 
MAIS ELLE DOIT FAIRE CROIRE QU'ELLE TRAVAILLE, QU'ELLE EXPLOITE ET QU'ELLE MASSACRE POUR LE BIEN FINAL DE L’HUMANITÉ. 
MAIS ELLE DOIT FAIRE CROIRE QU'ELLE EST JUSTE ET ELLE-MÊME DOIT LE CROIRE.






Mais il est temps de revenir sur le sujet de la météo, car c'est un sujet fourre-tout. La preuve en est, sur Canal Plus, la météo est un prétexte pour caster de jolies filles qui doivent avoir le sens de l'humour. Je vous disais un peu plus haut, que l'on est a priori tous égaux face à la météo. Mais en fait non, nous ne le sommes pas. Et chaque année le printemps vient me le rappeler. Alors que je sors encore en pull voire en col roulé, je croise des filles en mini short en jeans et tongs. Moi, si je me vêtis ainsi, je tombe malade à coup sûr. 
Mais bon, là, le 21 mai 2017, on peut dire que ça y est non? La saison est ouverte.






Saviez-vous que le prénom Kevin est porteur d'une malédiction en France? 
Pour preuve cet article du Point qui commence ainsi:
"Pas facile de s'appeler Kevin... C'est justement le prénom lourd à porter du héros du nouveau roman de Iegor Gran, intitulé La Revanche de Kevin (éd. P.O.L). Le protagoniste, qui travaille à la radio, lit Le Monde et flâne dans les salons littéraires, fait l'objet de moqueries incessantes depuis la petite enfance. En cause, le mauvais goût de ses parents qui ont choisi de l'affubler de ce prénom "de beauf". Véritable marqueur social des années "boys band", donné à pas moins de 14 087 bébés nés en France en 1991, "Kevin" ne jouit plus aujourd'hui de la même notoriété. Et bien que le personnage éponyme évolue dans un milieu intellectuel, son prénom l'empêche d'être considéré en tant que tel."

Un journaliste britannique prénommé Kevin en a même fait un article, à lire ICI.

Selon comment tu t’appelles, tu es coincé ici pour toujours, sous le plafond de verre. Comme Homer.






En parlant de plafond de verre, moi qui suis très sensible aux matières, je me dois de vous parler de La Poudre, ce podcast radiophonique créé par la journaliste Lauren Bastide. L'internet ne produit pas que du désarroi et du jetable, la preuve en est, cette émission qui parle des femmes et les fait parler. C'est intelligent, éclairé, pertinent, sincère et ça me rend fière, ouais.
Parce que c'est quoi le féminisme aujourd'hui? Un gros mot? Un concept qui fait lever les yeux au ciel? Ou alors est-ce davantage un courant humaniste, qui ne concerne pas que les femmes mais ouvre la réflexion à notre approche de l'altérité? 
En tout cas, ces discussions avec des femmes de tous bords ne peuvent que vous enrichir, mes sœurs. Et vous mes frères, si vous êtes assez ouverts, vous y trouverez aussi du sens. 
C'est comme lire du Virginie Despentes, ça remet les pendules à l'heure. ECOUTER ICI.






Cette émission m'a également fait connaître le concept de "sororité", qui désigne la solidarité entre femmes. Car bien souvent nous sommes les pires juges de nos consœurs. Et il est temps que je fasse mon mea culpa, ici dans le Weekly, car bien souvent je me suis moquée d'autres filles, sans savoir que je me tirais une balle dans le pied en même temps. Alors, pardon Ptite Crotte, pardon Océane Boudin. 





C'est le patriarcat qu'on doit juger et combattre, pas les autres femmes. 





Et pour poursuivre sur l'inventivité des femmes, et leur pouvoir insoupçonné, je partage ici mon amour pour Retard Magazine, qui ouvre ses colonnes et ses événements à des filles, des femmes de tous bords, mais pas que hein, elles ne sont pas sectaires.

J'aime lire Retard et je ne suis jamais déçue, contrairement à d'autres magazines dits "féminins" ou "féministes", qui finissent toujours par tomber dans le putassier, le racoleur, la soumission. Même le très respectable Cheek Magazine a encensé l'idée de montrer son cul sur instagram, cette nouvelle mode complètement vide de sens, et censée démontrer quoi? 





La marchandisation ne doit concerner que des marchandises, pas des corps, ni des culs, ni des seins.





Un photographe français, Thierry Bouët, a eu la merveilleuse idée de sélectionner des annonces sur leboncoin.fr, de contacter les vendeurs et d'aller les photographier avec leur marchandise, leur demandant de raconter leur histoire. Cela a donné lieu à une exposition vue notamment aux Rencontres d'Arles, et aussi à un bouquin. En voici quelques extraits.


BATEAU A VAPEUR TYPE CHALOUPE - 12000 €
Lulu a acheté cette chaloupe d'origine anglaise il y a deux ans. elle lui a coûté douze mille euros. Mécanicien général, Lucien a remis la chaudière en état. Il fait désormais partie du cercle fermé des vaporistes. Il n'a jamais mis son canot à l'eau, alors que sa maison est à 200 mètres du confluent de la Seine et l'Oise. Il le vend pour aider ses enfants auxquels il donne tout depuis toujours. 



PERRUQUE PRO MICHAEL JACKSON - 45 €
Le métier de Lilian est sosie de Michael Jackson. Il l'a appris avec des transformistes au Club Méditerranée. Il achète ses perruques à Strasbourg-Saint-Denis chez un Indien spécialisé dans les accessoires afro. Il en consomme une par trimestre, fait un shampoing après deux ou trois spectacles et les revend au fur et à mesure. Avant de s'en défaire, il les embaume au Giorgio de Beverly Hills, le parfum préféré de Michael Jackson. 





CABINE D'ESSAYAGE - 6000 €
Farida est gérante de boutique de luxe. Lorsqu’elle monte son affaire à Paris rue Charlot, elle fait appel aux conseils d’un décorateur. Pour la cabine d’essayage il lui montre des photos d’animaux sauvages dans des zoos. L’idée la séduit, la cabine sera une cage. Les clients en sont toqués au point de vouloir s’y faire emprisonner. Aujourd’hui la boutique est fermée et la cabine ouverte à toute proposition.





A défaut de m'offrir le parapluie de Parra ou cette très belle cabine d'essayage, je me suis achetée le livre de Thierry Bouët. Je suis encore plus fan du Bon Coin depuis.





Un Weekly n'en est pas un sans une Palme du Swagg. Ce mot est probablement tombé dans l'oubli, mais ça ne m'étonne pas. Une génération étant une période de 33,3 ans, je l'ai dépassé ces mois-ci. Je me résous désormais à accepter que je ne suis plus à la page. 

Ça me rappelle ce petit cartoon que je partage régulièrement.


La PALME DU SWAGG, donc est décernée à l'illustratrice Roca Balboa, qui est aussi tatoueuse, et pleine de talent. Elle est co-fondatrice de Retard d'ailleurs, et alimente le site de ses dessins trop beaux et trop cools, comme un cocktail Blue Lagoon.










Ah ça fait plaisir de revenir comême! Évidemment je tâcherai de ne pas trop traîner d'ici le prochain numéro, car il faut savoir être réactif de nos jours!






Merci pour votre soutien les copains. One love.