lundi 31 décembre 2007

bye bye 2007


31 décembre 2007. 1er janvier 2008. Je souhaite un joyeux anniversaire à mon père, et à ma mère. Et je souhaite à tous les gens que j'aime d'être heureux pour 2008. Qu'il atteignent leurs objectifs, qu'ils touchent du doigt leurs rêves. Big up ma famille, mes amis.



mardi 11 décembre 2007

La France dort

photo de Dino, artwork by Poch, Montpellier mai 2007
N'y a-t-il que les illuminés qui sont encore éveillés? Ceux qui vous chopent le bras dans la rue et vous soufflent que Jésus est encore vivant, que si je lui demande de m'aimer, il me rendra ma liberté, que d'autres avant moi étaient perdus et exploités par la société, mais ont trouvé la grâce auprès de Dieu. Cette femme de l'Eglise Evangélique, une secte reconnue comme telle, me glisse un prospectus dans la main sur lequel on peut lire "soif de liberté". Il y a aussi parfois les témoins de Geovah qui essayent de vous convaincre en vous donnant un exemplaire de leur magazine "Réveillez-vous". Seraient-ils visionnaires ces illuminés?
Car ils refusent la société qu'on leur sert, l'asservissement à la télévision et à la consommation à outrance, alors même que le pouvoir d'achat ne décolle pas et que les crédits fleurissent (cetelem and co, bande de bâtards). La France dort et ne rêve qu'à une chose: elle se regarde le nombril et adopte l'attitude du chacun pour soi. Elle rêve de plus d'emploi, d'une économie prospère, d'une couverture sociale universelle et solidaire, d'une retraite confortable et pas à 70 ans si possible, d'un gros 4X4 et de voyages exotiques. Pourtant, cette même France a élu un type qui se moque royalement de tout ce qu'elle souhaite. Réveillez-vous bordel! Et ouvrez les yeux sur la dérive qu'est en train de prendre le pays. Avide, hargneux, méprisant, hautain, ce type à la tête de l'Etat n'en a rien à faire de vos rêves et de vos lendemains. La France se regarde le nombril et ce que l'on entend pendant les grèves ce ne sont que des gens se plaindre d'avoir pris un métro bondé. Mais qu'est-ce que cela représente comparé à une vie de labeur acharné pour crever un an après avoir pris sa retraite à 75 ans? Défendez vos acquis sociaux! On se fout de notre gueule, on nous endort et on nous monte les uns contre les autres. Les CRS sont envoyés pour un oui pour un non. On règle les conflits par l'usage de la violence, on ne dialogue plus. Pourquoi? Parce que la France est incapable de parler, trop occupée à regarder TF1 et France2. Regarder ces chaînes c'est une chose, en analyser le contenu, comparer avec d'autres sources d'informations, c'en est une autre.
La France dort et sort dans la rue dans un sursaut, pour mieux se taire le lendemain. Si la rue allait au bout de ses convictions, pourquoi alors Sarkozy a-t-il été élu? Ces mêmes personnes qui l'ont élu réalisent qu'elles vont devoir travailler le dimanche en étant payées comme un jour de semaine. Ces étudiants qui l'ont élu ne veulent pas de ses lois de réforme. Et là ça coince. Mais ce n'est pas au gouvernement que l'opinion s'en prend, ce sont aux cheminots qui font grève, c'est de leur faute si tout va mal. Les cheminots, ou les fonctionnaires, ou autres. Pourtant on n'entendra aucune grogne sur les salaires des ministres ou des députés, qui ne remplissent que peu souvent l'hémicycle de l'Assemblée. Ils sont pourtant payés pour y être, tous les jours. Il n'y a qu'un pêcheur en colère qui a le cran de dénoncer l'augmentation de l'argent de poche du président. Le reste de la France dort. Le réveil n'en sera que plus douloureux.

samedi 8 décembre 2007

You might have some cash but got no class

Photos de DiNo, Report à Séville, dans le cadre du Festival Wall Art
C'est tout frais. Hier soir, concert de Hocus Pocus au Rockstore, "HP" pour les intimes qui ont échangé des commentaires faux-culs avec eux sur le net. Dans le public, un tas d'ignorant(e)s qui sont là parce qu'ils sont sur myspace et qu' Hocus Pocus le sont aussi. On leur demande s'ils savent ce qu'est le championnat DMC, ils n'en sauront rien. Pourtant ils acclament Coup2Crosse, qui officient sur les platines depuis dix ans. C'est comme La Gazette de Montpellier qui pour annoncer la soirée Clark il y a quelques temps à Montpellier écrivait ceci: "Electro, ce soir soirée Clark avec le DMC Gero et Kazey. Hip-hop, Rap et Tecktonikers". C'est pas que je sois aigrie mais je grince des dents lorsque je lis des choses pareilles. Enfin si, je suis aigrie de voir tous ces bouffons (une fois de plus) qui se trompent sans s'en soucier, qui s'inventent des vies trépidantes et mettent en scène la moindre de leur activité comme s'il s'agissait des J.O. ON S'EN TAPE DE CE QUE VOUS AVEZ MANGE AU PETIT DEJEUNER! Mais merde, où est l'authenticité, où sont les gens en phase avec eux-mêmes qui oeuvrent dans l'ombre et font leur chemin tranquillement, vont au concert juste pour kiffer et pas pour passer la soirée à filmer avec leur portable pour ensuite se précipiter sur myspace pour y mettre la vidéo? Internet tue la culture, on la consomme comme des casquettes et des baskets. Trop de contradictions dans tout ça. Ca me blaze de voir comment sont traités la culture, l'art et le talent. En stage à La Gazette, j'ai constaté que ce qui intéresse les rédacteurs en chef, c'est la caricature. On parle de quelque chose uniquement si on peut en grossir un trait à tel point qu'on déforme la réalité. Et il ne faut pas brusquer les gens ou utiliser des termes qu'ils ne sauraient comprendre. Ainsi je me suis vue interdire d'utiliser le terme de "collectif de DJs" sous prétexte que les gens ne savent pas ce qu'est un collectif.
Je reprends la plume pour ouvrir ma gueule contre ces trucs qui me saoulent. Oui j'écris pour râler. Et puis aussi pour dénoncer la grande mascarade de notre époque.
Je regarde dans toutes les directions, comme eux, au-dessus. J'aimerais voir des gens vrais. En voir plus. Comme le dit CL Smooth, you might have some cash but got no class. L'esbrouffe ne suffit pas. Vous finirez par être démasqués.

mardi 20 novembre 2007

Love and Happiness

A time before crack, there was love and happiness in the streets. Dino and Chicky fell in love at that moment. Here they are with their friend Jamal "Star".*
*Du temps où le crack n'avait pas encore envahi les ghettos, l'amour et la joie étaient présents dans les rues. Dino et Chicky sont tombés amoureux à ce moment-là. Les voici en photo aux côtés de leur ami Jamal "Star".
La old school! Y'a rien de tel!
photos de Jamel Shabazz, extraites de: A Time Before Crack

vendredi 16 novembre 2007

Le "fluo" à Montpellier? Explications.

Cécile et Elisa - photo Dino
A Montpellier, la vague « fluo » déferle sur la jeunesse, et il est difficile de ne pas la remarquer. Couleurs flashy, baskets de marque et tenues dignes des années 80 sont les mots d’ordre de cette tribu. Le magazine Clark débarque à Montpellier ce vendredi 16 novembre et ça va être de la folie cette soirée : épileptiques s’abstenir ! Parce qu’il va y avoir du technicolor, du fluo et ça va bouger dans tous les sens sur les sons de Gero et Kazey. C’est la Clark Night qui s’exporte dans le Sud, délocalisation des classiques Clark USR, ces soirées où on ne croise que des gens ultralookés et toujours beaux sur les photos. Le magazine Clark, c’est la référence pour dénicher les dernières tendances « ghetto fluo » selon Cécile et Elisa, deux copines qui m’expliquent comment est né le fluo à Montpellier. Tout commence avec les soirées kitsch de la discothèque La Dune. On adopte vite un dress code qui va de pair avec la musique : ringard, inspiré des années 80 et extravagant à souhait. Puis apparaît sur le web, le blog montpelliérain Lunettes France, qui affiche des lunettes de soleil collector aux couleurs flashy : l’accessoire rêvé pour ces jeunes à la recherche de délires vestimentaires. « Lunettes France c’est le truc qui a fait que… », me dit Cécile. Le truc qui a fait quoi ? « Ben le truc qui a propagé le délire fluo et qui a motivé les troupes, car ces lunettes étaient dures à trouver au début ». C’était une façon de créer le buzz, de les rendre difficiles d’accès, et c’est ce qui plaît aux fluos, dénicher le truc rare. L’homme qui joue aussi un rôle important dans cette épopée du fluo à Montpellier, c’est DJ Raziek. Fan de booty bass, Raziek organise les premiers « podfights » dans la ville. Entendez par là des battles de sons à coup de i-pods. Des équipes font une sélection préalable de morceaux gratinés ou dansants à souhait et ensuite elles s’affrontent deux par deux, le but étant de soulever la foule. L’équipe qui récolte le plus de décibels à l’applaudimètre gagne. Ces soirées sont l’occasion de sortir ses plus belles tenues fluo. Mais c’est surtout cet été, comme me le disent Cécile et Elisa que l’on passe aux choses sérieuses : cette période est propice au « lâchage » en termes de fringues et de couleurs. C’est là qu’on voit débarquer les deux copines respectivement en pantalon zèbre et léopard, assorti de t-shirts flashy. Ca crée son effet en ville et les gens qu’elles croisent rient et croient à un déguisement. Ces mêmes gens qui aujourd’hui achètent en secret sur les sites Internet leurs premières paires de Stab et leur veste American Apparel couleur kelly green. « Nous c’était vraiment pour rigoler qu’on sortait comme ça. Aujourdh’ui on se calme un peu… » Même si elles ont aux pieds de belles paires de Nike colorées, le reste est plutôt sobre mais quand même stylé. Les plus vieux des fluos ont 22 ans me confient les filles. A vérifier, car ça rajeunit d’arborer des tenues flashy, et certains doivent en profiter…Le rôle qu’a joué myspace dans cet engouement est fondamental. Tout le monde s’y retrouve et se montre ses dernières acquisitions, car le but c’est de dénicher LA basket collector qui va faire baver d’envie tous les autres. Futile me direz-vous. Mais c’est pareil que les images panini ! Sauf que là, c’est plus gros et ça coûte plus cher tout de même. Il faut avoir les moyens de devenir un fluo, ou alors être très astucieux et passer son temps dans les friperies, dépôts-ventes ou chez Emmaüs. Elisa et Cécile me font délirer, et me mettent au pied du mur : « Avoue, tu t’attendais à trouver deux écervelées ? ». Je leur réponds que non, même si je suis agréablement surprise. Ces deux nanas sont « fresh» et me donnent une chouette leçon de style. Elles me font l’effet de la chanson de Cindy Lauper, « Girls just wanna have fun ». Je monte le son, et là je me dis que ça a du bon d’être jeune.

samedi 10 novembre 2007

Similitudes

Le groupe Fanny Pack est né au mileu des années 80. Aujourd'hui en 2007, on veut nous faire croire que Yelle et Koxie ont inventé la musique "les filles se rebellent", les filles utilisent des beats électro et balancent leur flow dans un "rap chic" (Koxie, cette expression-là, fallait la trouver). Les trois New Yorkaises de Fanny pack leur clouent le bec! Hum hum, that's right, hun hun, oh no! Créez les filles, mais restez humbles.

samedi 3 novembre 2007

Bonus: Socalled

Sur invitations

Seuls les plus chanceux ou les acharnés de la première heure ont pu assister à la Nuit Zébrée du vendredi 2 novembre. La salle Victoire 2 "non fumeur" donc sans fumée se vidait et se remplissait au rythme des passages des artistes sur scène: besoin de nicotine oblige.
Bibi Tanga et le Professeur Inlassable lancent la danse et chauffent le public. C'est soul et chaleureux, on voyage avec eux. La Nuit Zébrée commence tranquilou. Vient le tour des deux DJs de chez Chinese Man records: dès les premières secondes, yeah! Tout le monde se dandine et balance la tête, "mais c'est du bon ce son!" J'ai bien aimé "Passin' me by" de Pharcyde, mélangé à des sons du soleil levant, du funk brésilien et du hip-hop des favelas. Les Beastie Boys sont aussi passés par là et ont laissé la place au morceau "Hit the road Jack!". Les deux gars aux platines font plaisir à voir et nous réservent des passe-passe ingénieux et quelques pas de danse avisés (salsa?). C'est au tour de Socalled d'investir la scène. Le MC de Montreal fondateur du hip hop klezmer a des airs de Coluche. Mais il est aussi DJ, pianiste, accordéoniste et prend de très belles photos (jetez un oeil sur son site). Il est accompagné d'une choriste qui nous fait penser à une chanteuse de country: étrange mélange, mais intéressant! Ils terminent sur leur morceau "novaïsé": "(These are) the good old days". Le défilé des artistes s'achève avec DJ Chloé, qui envoie de la bonne minimal electro, celle qui vous fait bouger la tête à la manière d' un poulet. Mais déjà la salle se vide pour la dernière cigarette. On part sur un bilan positif. La musique, la bonne, la vraie vit toujours. PS: Ce report est incomplet car je n'ai pas assisté au Nova Soundclash qui réunissait des gens de Nova sur scène pour un nova misk. Toute mes excuses pour cette désinformation.

mercredi 24 octobre 2007

Do you believe?

crédit photos: Dino

Y'a pas si longtemps, j'ai lu un livre qui retranscrit un dialogue entre Fadela Amara et Albert Jacquard. Ce dialogue s'articule autour de la religion. Albert Jacquard est agnostique, Fadela Amara, musulmane. Le titre est un peu facile: Jamais soumis, Jamais soumise.
Ce livre m'a inspiré du désarroi face à F. Amara. Le discours qu'elle y tient est celui de quelqu'un en phase avec ses idées et pas prête de les travestir. Quand on voit où elle en est aujourd'hui, je la considère hors parcours. Ses mots n'ont plus de poids. L'opportunisme est la plus laide des vilenies.
Je ne crois pas en Dieu. Et pourtant y'a comme quelque chose qui me dépasse dans ces images ci-dessus. Dieu est partout, même dans les parfums d'ambiance pour voiture. Il y a toujours un endroit où on le croise, même perdus en plein Larzac.

Dans une interview donnée dans sa voiture, David Combe, le corédacteur en chef de l'émission Tracks:
"Que signifie cette vierge sur le tableau de bord?
David Combe: C'est la Vierge du Parking, un cadeau que mon collègue Jean-Marc m'a ramené de Los Angeles. Quand on la remonte, les ailes s'activent et on trouve une place tout de suite."
Sincèrement, des anecdotes comme celles-là, ça donne envie d'y croire.

samedi 13 octobre 2007

Attaque acide, attaque stupide

photos and artwork: DinO
Rindy Sam a encore frappé.
Souvenez-vous, c'est encore tout frais, cette histoire de baiser sur un monochrome. Rindy Sam donc, a pris la liberté de s'approprier une oeuvre estimée très coûteuse en y apposant un baiser. Elle aurait entendu la toile lui dire: "kiss me baby..." Et voilà. Et voilà? Non mais ça va pas!
Chacun a sa propre opinion sur ce fait. En faisant un tour sur le net, on constate qu'elle est tantôt applaudie et comparée à Marcel Duchamp, tantôt décriée et traitée d'écervelée. Moi, ce que j'en dis, c'est que cette nana n' a aucun respect pour l'artiste, Cy Twombly. Elle a voulu se faire un coup de pub, un "admirable" coup de marketing. D'ailleurs elle a mis en vente sur Internet des fiches bristol sur lesquelles elle a apposé un baiser. Je n'aime pas ce geste, je le trouve stupide et sa façon de le justifier en tant que "geste d'amour" démontre que cette personne n'a pas de jugeotte.
Ce fait remet une question sur le tapis: qui peut dire ce qui est "art" ou ce qui ne l'est pas? On est d'accord, un monochrome peut devenir exaspérant quand on en a déjà vu des dizaines. Mais est-ce une raison pour le saccager? S'approprier le travail d'un artiste comme ça, et pour le gâcher en plus? Elle serait repartie avec sous le bras, laissant la toile intacte, ça aurait été moins choquant. C'est comme si un quidam en visite au Louvre dessinait un cocard à la Joconde. De quel droit peut-on violer une oeuvre qui ne nous appartient pas?
Marcel Duchamp repoussait les limites de l'art et n'avait pas peur du ridicule ou d'être décrié. Il s'effaçait pour laisser place à une réflexion sur la représentation et les codes de l'art. Rindy Sam, elle, s'est mise au centre de cet acte dans le but de faire parler d'elle. Pas pour son talent, et c'est bien là son erreur. On se souviendra d'elle non comme d'une artiste qui a fait un happening, mais comme d'une cruche égocentrique qui n'a aucun respect pour l'art.
PS: En ce moment, à la galerie Montana, Nasty expose ses toiles. Allez-y faire un tour. Le port du rouge à lèvres est interdit.

vendredi 5 octobre 2007

Fourmi Libérale

crédit photo: Maxime Raimond
Vous le croirez ou non, je discute souvent avec mon grand-père sur MSN. Il m'envoie parfois des pamphlets que lui inspire l'actualité. En voici un intitulé "Fourmi Libérale". Il est trop fort mon grand-père. Inspiration.
Fourmi Libérale La fourmi libérale engrange ses moissons C’est la foire d’empoigne par ici le pognon Un tout petit euro un par-ci, un par-là c’est pas cher un euro ça fait sept francs en gros Pour payer la franchise et sauver la sécu on dit qu’elle est fichue ça fera quatre par mois Et un pour la lumière Et un pour le docteur un seul pour commencer après ce sera quatre Combien pour le loyer ? Encore un pour l’essence Et un pour l ‘assurance Un demi pour le pain Le lait, le porc, la bière Les pâtes, la volaille Et dans six mois ou moins le plus de TVA à vingt et cinq pour cent C’est fait si gentiment qu’on se prendrait au jeu On se laisse bercer par des incantations et on se fait plumer de la tête à la queue comme dans la chanson vous savez :« allouette gentille allouette... » On se marre on nous tond et le bec et la tête je t’aurai ...allouette ! Quand tu seras plumée je te ferai je te ferai rôtir dans la purée.

M.P.

dimanche 30 septembre 2007

Interrogations dominicales

Pourquoi quand on a les cheveux frisés, on les veut raides?
Est-ce que le groupe Tokyo Hotel a contribué à remplir les classes d'Allemand LV2?
Pourquoi il suffit de changer une lettre pour instaurer un fossé indécent de millions d'Euros entre celui qui est à la tête du FMI et celui qui touche le RMI?
Pourquoi beaucoup de filles sur myspace n'ont rien d'autres à faire valoir que leurs fesses?
Pourquoi ma mère m'a-t-elle donné un prénom d'origine arménienne alors que je suis d'origine Franco-Hispano-Algérienne deuxième génération?
Pourquoi les gens croient ce qu'on raconte dans le JT de TF1 ou France2 plutôt que dans Le Canard Enchaîné?
J'aborde une intersection, devant moi la circulation est bloquée, mon feu est rouge. Le feu passe au vert: A J'avance, B Je reste là où je suis?
Pourquoi Christine Boutin se fout-elle de la gueule du monde en installant son ministère du logement à Lyon aux frais du contribuable, en recrutant un directeur artistique aux honoraires de 250 000 Euros, en allant manger chez Bocuse et en nous faisant croire qu'elle cherche des solutions et des fonds pour résoudre la crise du logement?
Pourquoi est-ce que j'ai l'impression que les 5 années à venir vont être les pires de ma jeune vie?
Pourquoi le dimanche est-il un jour forcément triste?
Vous voyez, c'est facile la philo.

dimanche 23 septembre 2007

What's the name of this nation? Zulu! Zulu!

photos de Maxime "Dino" Raimond
Vendredi 21 septembre, c'était l'événement à ne pas rater à Montpellier: le match de la coupe du monde de rugby opposant la France à l'Irlande retransmis sur la place de la Comédie. Si vous y étiez, alors vous vous êtes trompés d'endroit!
C'est à l'Antirouille que les choses se sont passées à fond, pour paraphraser le Roi Heenok. On y fêtait ce soir-là les 25 ans de la sortie du film Wild Style, qui a révélé à la face du monde les origines d'un mouvement qui allait prendre une ampleur planétaire. That's all about hip hop man!
Et pour nous conter cette aventure, qui mieux que MC Prince Whipper Whip et DJ Charlie Chase pouvait s'y atteler?
Les deux comparses faisaient partie de crews rivaux à l'époque, les Cold Crush Brothers et les Fantastic Five. Aujourd'hui, ils collaborent et nous offrent un show rocambolesque!
La soirée a commencé avec Sundae, Ewae et Aziz qui nous ont régalé avec leurs galettes pur groove. Valeurs sûres. Ils ont ensuite laissé place aux deux New Yorkais. Come on!!! Montpellier!!! A coup de beats à l'ancienne et de phrasé percutant, ils ont démontré que la old school était toujours présente, avec quelques kilos en trop.
On a pu croiser lors de cette soirée à majorité masculine (où sont passées les fly girls? ont-elles toutes été converties au clubbing?) des b-boys qui en fait n'ont pas dansé (ou très peu), des gens heureux d'être là et quelque peu nostalgiques, le sosie de Pedro Winter avec dix ans de moins (il était d'ailleurs avec les seuls "fluos" de la soirée, au nombre de 3 ou 4, pas plus), et même quelques rockers échoués vers la fin de la soirée.
Personnellement, je n'avais pas passé une aussi bonne soirée depuis longtemps. Il fallait être là pour sentir l'ivresse ambiante qui nous a tous poussé à danser avec un grand sourire collé sur la face. Un peu de nostalgie, mais les piliers "Peace, Love Unity and Having Fun" ont été les maîtres-mots de l'événement.
Nous sommes partis sur cet air: "What's the name of this nation? Zulu! Zulu! And who is gonna get on down? Charlie Chase, Charlie Chase!"
Merci encore à Konkrite qui a organisé ça avec passion, et à Dino pour ses photos toujours plus belles.

jeudi 13 septembre 2007

Presse libre, éclaire-nous

Me voilà à la rédaction de Montpellier Plus. J'ai rendez-vous et en attendant l'arrivée de mon interlocuteur, j'écoute radio nova qui rend hommage à Jean-François Bizot dans un sonar. Monsieur Bizot est mort et il emporte avec lui un esprit aux contours atypiques et alternatifs qu'il a su utiliser pour mettre en lumière des tas d'artistes, d'endroits, d'idées considérées comme appartenant au monde de l'ombre, à l'underground. Quand un personnage comme lui s'éteint, on a peur que personne ne reprenne son flambeau avec autant de panache et de passion. Rue89 a aussi rendu un bel hommage à cet explorateur des cultures. Ce que j'ai connu de J-F Bizot, c'est radio nova, à mon arrivée à Montpellier en 2001, et sa programmation qui me mettait en joie dès le matin. Je n'ai plus jamais écouté aucune autre radio musicale (à ce propos je ne vous parlerai pas des albums que j'avais gagné auparavant en jouant à la skyroulette). Voilà donc que je découvre nova, ses sonars, ses jingles pour donner l'heure, son grand mix, son grand remix, son "j'ai fait un rêve" nocturne, son animatrice phare à la voix cassée de velours, Aline. Je découvre aussi les pubs pour Super U, Auchan et Carglass, qui elles par contre me cassent les oreilles. Après ma période Star Club, Bravo Girl!, Jeune et Jolie puis Radikal et Groove, Nova Magazine est devenu l'un de mes favorits, même s'il ne parlait que de Paris et des Parisiens. J'aimais les sujets qui y étaient traités, les gens interviewés, tout ce qu'il transmettait à mon esprit assoifé de culture alternative. Un jour je ne trouve plus le Nova mag en kiosque. Désarroi. Désormais, j'irai à la pêche à l'info sur novaplanet.com. C'est bien mais le mag version papier me manque (j'affectionne tout particulièrement l'odeur et la texture du papier...). L'un des derniers bouquins que j'ai reçu en cadeau, c'est La contre-culture vue par la presse underground de J-F Bizot. C'est un homme que j'aurais aimé rencontrer. Pas pour lui raconter ma vie et essayer de susciter son intérêt. Non. Discrètement, j'aurais aimé pouvoir l'écouter parler des heures durant de ses escapades, ses découvertes et ses anecdotes inépuisables. Mon interlocuteur à Montpellier Plus ne s'est finalement pas présenté. La suite au prochain épisode donc...

vendredi 7 septembre 2007

Royalties ou Royalcheese?

Photos de Dino Raimond
Photo de Lydie/SIPA - Montage réalisé par Télérama
Les majors s'affolent. De vilains pirates pillent de la musique sur Internet en toute illégalité et en toute gratuité. C'est injuste pour les artistes, mais sont-ils vraiment ceux qui y perdent le plus dans cette histoire? Ne serait-ce pas plutôt les majors qui ont peur pour leurs actions et leurs piscines de dollars? Elles parlent de royalties pour les artistes. Je dirais plutôt que ce qu'ils touchent sur les ventes d'albums a la valeur d'un royalcheese. A 20 Euros l'album, ils touchent au final des clopinettes. Alors à qui nuit vraiment le téléchargement illégal? En France on prend le problème à coeur. Christine Albanel débarque avec sa baguette magique pour venir à la rescousse du capital de l'industrie de la musique. Elle a confiée une mission à Denis Olivennes, président de la FNAC. Il est chargé de trouver des solutions pour "favoriser la conclusion d'un accord entre tous les professionnels concernés dissuadant le téléchargement de masse et permettant le développement d'une offre légale attractive." Qu'entend-elle par attractive? Un royalcheese offert pour l'achat d'un album sur le net à 9,99 Euros? Pour un album acheté, un album offert? On en revient à l'éternel débat: la musique n'est pas une marchandise. Pourtant, je lis sur un site journalistique que Christine Albanel se félicite des offres commerciales telles que celle proposée par Neuf Cegetel: il s'agirait d'inclure dans le pack téléphonie/connexion internet/télé une quatrième offre à savoir pouvoir télécharger tant qu'on veut de la musique du catalogue Vivendi Universal. Comme si cette major en avait besoin... Le débat se trompe de victime. On ne plaint pas les artistes. Ce sont pourtant eux les premiers concernés. J'aimerais connaître leur point de vue, savoir ce qu'ils ont à dire sur la question du téléchargement. Pourquoi la Ministre de la Culture ne les fait pas intervenir dans le débat? Le Président de le FNAC s'y retrouve. Il doit sauver son commerce, et tout le monde sait que les temps sont durs pour les PME/PMI en France actuellement. Vous ne trouvez pas ça drôle, vous, que des vautours parlent de piratage et s'en offusquent? Ah il est loin l'âge d'or du "crate digging" (l'art d'accumuler de la poussière millésimé provenant des bacs de disque sous ses ongles, dixit rebellyon.info - je trouve cette traduction très poétique). Les petits magasins de disque meurent petit à petit, asphyxiés. Lorsque la FNAC s'est implantée un peu partout, aucune mission n'a été confiée à qui que ce soit pour sauver le sort des petits disquaires. 2007: cette année marque un tournant: quelque soit le domaine on ne protège plus les plus vulnérables, ceux qui sont sur le fil du rasoir. Ceux que l'on préserve, ce sont les "gros", ceux qui pèsent. Nous aimons la musique. A nous d'organiser la résistance.

mardi 4 septembre 2007

La musique? Trop easy!!!

Créer, qu'est-ce que ça veut dire exactement aujourd'hui? S'inspirer de ce qui existe déjà pour créer est légitime. Mais pomper ça craint. Leçon musicale servie par dailymotion. Et comme dirait jonny: qui est mentor, qui est menteur?

lundi 3 septembre 2007

Ode à la malbouffe

photos de Maxime "Dino" Raimond
Je n'ai rien contre José Bové et je cautionne ses attaques acides envers Ronald MacDonald qui incarne en rouge et jaune le symbole de la mondialisation et ses méfaits sur notre environnement.
Cependant, je ne dirai pas que la malbouffe est un fléau. Au contraire. La malbouffe peut être fédératrice, bienveillante voire glamour. Hamburgers, frites, kebabs, pains au chocolat, falafels, brownies, fraises tagada, chips, ailes de poulet frit, glaces, pizzas, cacaouhètes, milk shake et nuggets, tous ces responsables de nos bourrelets, nous ne pouvons pas nous en passer. Voici pourquoi.
Tout commence à l'âge des premières boums. Imaginez à quoi ça aurait ressemblé sans les bonbecs, les pépito et le coca. Dès notre plus jeune âge, la malbouffe crée du lien social. Ensuite, elle devient partenaire de soirées entre potes et prétexte à inviter sa meuf au "resto" (sous-entendu Star Kebab and co) . Elle incarne un plaisir gustatif mêlé à une philosophie du style carpediem-même-si-demain-j'aurai-mal-au-bide-et-pris-deux-kilos-je-kiffe!
La malbouffe rend heureux.
Je disais plus haut qu'elle peut être aussi glamour. Qui, en regardant John Travolta et Uma Thurman en train de déguster un énorme hamburger et un onctueux milk shake avant d'enchaîner un concours de twist dans Pulp Fiction, qui n'a jamais rêvé d'être à leur place? Le rouge à lèvres vermillon s'accorde parfaitement avec un hamburger bien gras. Et c'est pas John Travolta qui dirait le contraire.
Pourquoi le donut est-il devenu une icone? C'est mauvais pour la santé, gras, trop sucré. Mais c'est parce que c'est l'aliment préféré du père de famille le plus (yellow)cool de la planète!
Aujourd'hui nous pouvons lire des messages sur les emballages de certains aliments: Pour votre santé, évitez de manger trop gras, trop salé, trop sucré. Comme l'a évoqué un journaliste du magazine Technikart, à quand une police anti-malbouffe qui nous mettra des amendes pour consommation de churros sur la voie publique? Nous ne devons pas nous laisser emprisonner, nous devons conserver notre droit à manger des oreos et des hot dogs. Qu'on nous laisse nous délecter en paix de cochonneries en tous genres.
Vivons heureux, mangeons gras!

mercredi 29 août 2007

L'école est collée

Photos de Maxime "Dino" Raimond - "Back to School"
L'école soulève en nous des souvenirs d'instits qui tiraient les oreilles, confisquaient nos billes et nos sachets de maïs grillé, donnaient de bonnes et de mauvaises notes. Mais l'école nous a aussi beaucoup appris, en tant qu'être humain et en tant qu'apprenant. Elle a plus ou moins fait grandir nos petits cerveaux de l'époque.
Aujourd'hui, c'est au tour de l'école d'avoir les oreilles qui sifflent.
Selon le Haut Conseil de l’Education, l’école primaire en France va mal et laisse s’échapper des élèves sans acquis solides. Après les immigrés, les sans-papiers, les chômeurs, les rmistes, les jeunes de banlieues, les mafieux corses, voilà que le gouvernement accuse l’école. Mais moi j’ai envie de dire : touche pas à ma school !
Car oui il y a une éducation à deux vitesses et des contextes sociaux très différents qui ont un impact sur la scolarité des enfants, mais l'école est-elle l'unique responsable?
Je crois que l'image de l'école change, car on a besoin d'un bouc émissaire pour justifier une société en crise, en proie au chômage et à la baisse du moral-pouvoir-d-achat (car il paraît que les deux vont ensemble). Alors pour remédier au problème on supprime des postes d'enseignants car comme ça on est sûr de pouvoir encadrer et accompagner au mieux les élèves en difficulté...
Hum. Y'a comme un paradoxe.
A l'époque quand j'avais 8-10 ans, j'avais écrit un poème sur l'école qui avait gagné un prix. Je vais réessayer aujourd'hui d'avoir à nouveau 8 ans.
L'école publique est fantastique
Avec ses récrés, ses préaux et ses ciseaux en plastique
J'aime entendre le bruit de la craie sur le tableau
Julie écrit un mot d'amour à Pierre qu'elle trouve beau
Mais elle aime aussi Paul car il lui offre des carambar
Du coup, elle n'écoute pas la maîtresse et ses histoires
Ce n'est pas grave car elle appelle ça un "problème"
Et nous à l'école, c'est pas un mot qu'on aime
Pourtant on n' a pas le choix
Et on doit calculer combien de pommes il faut pour casser 10 noix
Ca nous paraît absurde mais c'est un mot qu'on ne connaît pas encore
On l'apprendra plus tard ce mot, lors des cours de philo.
Franchement, je ne comprends pas pourquoi l'école est collée
Elle qui a toujours été une alliée.
Mais c'est peut-être pour ça qu'aujourd'hui elle est sur le billot:
Parce qu'on est gouverné par des collabos.

vendredi 24 août 2007

Back to life, back to reality

Anniversaire.
Il y a 24 ans je déboulais dans ce monde bizarre.
Fille.
Pendant tout ce temps j'ai cherché ma place.
Aujourd'hui je veux être en place!
Et pour fêter ça, un bon petit son: Soul II Soul - Back to life (how ever do you want me)

mercredi 22 août 2007

Nous revoilà à Sète...

...Pour écouter des « graffiti stories » et découvrir l’art modeste sous les bombes.
J’ vous raconte pas le vernissage. Au musée Paul Valéry, beaucoup de gens de plus de 40 ans, pimpants, en tailleur ou costard, mise en pli impeccable pour les mamies. C’est cocasse et ça dénote devant les toiles de graffiti. Le maire de Sète prononce son discours, Hervé di Rosa prend la parole et est applaudi par une hystérique à chaque fin de phrase. On entend au détour des conversations « ah mais il faut s’ouvrir hein ! ». C’est assez drôle d’entendre aujourd’hui qu’il faut s’ouvrir devant des toiles vieilles de plus de 20 ans. Un murmure circule dans la foule : « mais où sont les pizzas et le rosé ? » En réalité, le buffet nous attend au MIAM, ainsi que la deuxième partie de l’expo : « L’ Art Modeste sous les Bombes ». Sur le quai devant le musée, les gens se pressent pour entrer voir l’expo, pour en sortir plus vite pour déguster le fameux buffet. A peine réalisent-ils qu’il y a un groupe aux accents soul slam et hip hop acoustique qui joue sur scène, juste à côté d’eux, Tumi and The Volume. Si, quelqu’un a remarqué le groupe : c’est l’hystérique de tout à l’heure, qui danse comme une autruche en pleine crise d’épilepsie. A quoi elle carbure ? Je suis sûre que tous les matins elle se regarde dans son miroir de salle de bains et se répète : « le ridicule ne tue pas, le ridicule ne tue pas, le ridicule ne tue pas. » J’ai rien contre cette femme, c’est juste qu’elle est crispante.
La beauté de l’expo est incontestable. Je préfère laisser parler les tableaux.
Les artistes: Alexöne, Esmaeil Bahrani, Dzus, David Ellis, Maya Hayuk, Jonone, Mist, Nunca, Reach, Zonenkinder, Blade, Blast, Henry Chalfant, Crash, Daze, Dondi, Futura, Keith Haring, Jonone, Noc, Quik, Rammellzee, Seen, Sharp, Zephyr.
Big up aux Speerstra père et fils, ghetto visionnaires.
photos de Maxime "Dino" Raimond