lundi 7 mars 2011

Le weekly planet #10

Lundi 7 mars 2011. Déjà.
Constat tellement évident je vous l'accorde. Mais qu'est-ce que le temps passe vite... Et l'on se demande: où j'en suis aujourd'hui? Qu'est-ce que j'ai fabriqué pendant toute ces années?
What the fuck have you done?



Je vous abreuve d'images du temps qui passe dans ce weekly planet #10, car il y a des tas de façons d'en rendre compte et j'ai eu du mal à faire un choix... Pour rendre la lecture plus agréable, vous pouvez cliquer sur play.





Il était une fois... des princesses déchues. "Fallen Princesses" est un projet de la photographe américaine Dina Goldstein, qui a imaginé l'avenir des princesses Disney dans la vraie vie, un peu comme l'avait fait Téléphone en son temps, avec le titre "Cendrillon". Je retiens de sa démarche un souci de pointer l'hypocrisie et le schéma de vie réducteur des contes Disney. Même pour les princesses, le temps qui passe peut faire preuve de cruauté. C'est cynique, mais c'est bon. 





à voir ici: http://www.fallenprincesses.com/ (merci Miche Line pour la découverte)





Dans un registre plus optimiste, une autre photographe, Irina Werning, adore fouiner pour trouver de vieilles photos des personnes. Elle explique ne pas chercher à découvrir les looks vestimentaires vintage, mais elle s'intéresse davantage à la pose que prennent les modèles de ces photos. Elle a donc proposé à certains de se prêter au jeu de la pose vintage, des années après. Le résultat donne le sourire, pas le même genre de sourire suscité par les photos plus haut.










Le déclin de l'empire américain a déjà commencé, bien avant la crise des subprimes, avec la chute de Detroit. Il n'y avait que des Français, avec cette culture des Lumières qui est la nôtre, pour philosopher sur le temps qui passe en nous montrant, à la fois toute la fragilité du système capitaliste et l'impossibilité qu'a l'homme de maîtriser un jour le temps. La preuve en est, cette horloge qui fond. Petit clin d'oeil à Dali. Salle de bal, théâtre, salle des coffres d'une banque, commissariat de police, bibliothèque... Tout n'est que représentation. 















Si tout ceci vous a rendu mélancolique, je vous ramène dans le présent avec la question existentielle de la semaine : vrais seins et fausse fourrure? ou vraie fourrure et faux seins? Vous préférez quoi?



© the sartorialist



La légèreté est probablement la dernière chose qui reste à l'être humain pour ne pas flipper face aux années qui défilent. Alors soyons aussi futiles de temps en temps, c'est bon pour le moral.

Bonne semaine!